On parle de nous (numéro 2) :
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« La jeune revue bisannuelle Criticat vient de livrer en ce début d'automne son second numéro. Elle s’est formée l’an dernier... »
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On nous écrit :
Reçu de Paul Chemetov en date du 23 septembre 2008, la lettre suivante à propos de l’article de BM « Tracas, Famine, Patrouille. Les architectes français sous l’Occupation » paru dans le n° 2.
Que la France et les architectes furent majoritairement pétainiste, que l’administration pétainiste donna naissance à la technocratie de la reconstruction, qu’Uriage fut le creuset des cadres de la IVe et de la Ve République, ce n’est pas une raison pour oublier ceux qui eurent le courage de résister.
Vous oubliez Jacques Woog, guillotiné et Roland Bechmann (encore vivant) qui fut au Vercors, Lurçat (qui fut emprisonné), Sébillotte, Gilbert, Nicolas, tous disparus, furent au Front national des Architectes, ils ne sont plus là pour en raconter l’histoire ni en dénombrer les sympathisants. Anatole Kopp, disparu également, s’engagea lui dans l’armée américaine.
Vous devriez interroger leurs ayants droit ou ceux tels Cohen et Joly qui ont étudié de temps et ces hommes. On peut estimer à quelque pour cent le nombre des résistants avant le retournement d’opinion qui par paliers, de l’occupation de la zone sud en passant par Stalingrad aboutit aux revirements de l’été 44 (Pétain fut encore acclamé à Paris en avril de la même année). Mais quelque pour cent des sept mille architectes inscrits à l’Ordre, cela fait des dizaines, voire des centaines qui mériteraient d’être reconnus.
C’est pour avoir croisé quelques-uns d’entre eux au sortir du lycée que je leur dois une éthique de responsabilité, celle-là même dont Bouchain et Clément discutent dans le dernier numéro de Criticat.
Lettre à laquelle BM répondit le 4 octobre :
C’est vrai. Il y eut des Résistants. Vous en citez six et vous avez raison. Gloire à eux et aux dizaines (aux centaines ?) d’autres qui moururent dans un quasi-anonymat ou ne crurent pas devoir s’en flatter une fois la paix revenue. Mais il y avait six mille quatre cents inscrits à l’Ordre en 1944. Établir un pourcentage me paraît impossible d’autant que nombre de Résistants n’étaient d’aucun parti et rejetaient la volonté de mainmise politique des « Résistants de l’extérieur ».
La domination - politique et intellectuelle - du gaullisme et du Parti communiste dans les années qui suivirent la fin de la Guerre, a exalté la Résistance et rejeté globalement sur « les Allemands » les crimes des gouvernements Pétain faisant semblant d’ignorer (dans un souci d’unité nationale ?) que tous les Allemands n’étaient pas nazis et que de nombreux Français n’étaient pas hostiles aux décrets pétainistes. Cette volonté correspondait au désir – sans doute louable – de redonner à la France une place importante sur le plan international, mais elle a entretenu les Français dans une illusion fallacieuse sur leur attitude pendant ces « années de plomb ».
Il reste que, de façon générale, les architectes restèrent discrets, comme à l’écart, dans cette période où il était – c’est vrai – difficile de s’affirmer publiquement.
On parle de nous (numéro 1) :
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Criticat, une revue pour sortir de l’architecture et de l’urbanisme
« Faire une revue qui ouvre l’architecture sur autre chose que l’architecture. Ainsi pourrait-on résumer la ligne éditoriale de Criticat dont le premier numéro a été présenté hier soir à la librairie le Genre Urbain par ses quatre fondateurs principaux, trois architectes Valéry Didelon, Françoise Fromonot, Pierre Chabard et un historien de l’architecture Bernard Marrey. Criticat est donc une revue autour de l’architecture et de l’urbanisme, semestrielle (pour l’instant), qui veut faire sortir architecture et urbanisme d’un petit milieu confiné. Au vu de certaines réflexions lors de la présentation hier soir, ils ont bien raison de s’atteler à la tâche... »
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Criticat, une nouvelle revue qui monte dans les tours
« Delanoë réélu, le débat sur les tours à Paris devrait logiquement reprendre de plus belle, le (mauvais) score des Verts renforçant les tenants d’une architecture verticale pour lutter (entre autres) contre les problèmes de densification urbaine. Lancée juste avant les élections municipales, la toute nouvelle revue « Criticat », malgré sa périodicité bisannuelle (printemps/automne), met les pieds dans le plat de l’actu qui fâche, entre urbanisme et architecture. C’est une des qualités de cette revue papier qui tranche avec les traditionnels magazines spécialisés s’adressant soit aux architectes, soit aux urbanistes, rarement aux deux, en gardant en tête de ne pas perdre le « grand » public. Trois architectes de formation, critiques et enseignants et un historien éditeur sont à l’origine de cet espace... »
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« En cette période de crise pour les revues d’architecture, l’apparition d’une nouvelle ligne éditoriale tient d’un exercice de funambulisme. Criticat ose pourtant s’aventurer là où d’autres ne s’aventurent que timidement, voire pas du tout... »
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« Simulare per sedurre è il titolo di un capoverso del saggio du apertura di Françoise Fromonot in questo primo numero della nuova rivista parigina che presenetiamo, di cui pottrebe essere il sottotitolo. Criticat sembra avvere l’ambizione di raccontare come « simulazione » e « seduzione » si fondano nelle strategie progettuali contemporanee... »
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